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avoir quand j'ovule

Comment savoir quand j'ovule? L’ovulation désigne le moment où l’ovule est expulsé par l’ovaire après son cycle de maturation (voir schéma ci-dessous). La patiente peut, sans l'aide d'un médecin, diagnostiquer la présence d'une d'ovulation de 3 façons différentes :

L'apparition des symptômes physiques d'ovulation

 

ll existe parfois des symptômes pouvant indiquer que l’ovulation est sur le point de survenir ou qu’elle vient d’avoir lieu. On peut ainsi relever parmi ces signes :

- une sensation de tension mammaire.

- une douleur pelvienne faisant penser à une pointe à droite ou à gauche du bas-ventre en fonction de l’ovaire qui est en train d’ovuler

- des sécrétions vaginales plus importantes (glaire du col utérin plus fluide et plus abondante).

Si vous ne ressentez aucun de ces symptômes, pas de panique car de nombreuses femmes ovulent tout à fait normalement sans le moindre signe le leur indiquant.

 
 

La surveillance de la courbe de températures

 

A l’heure du scanner, de l’échographie et des examens hormonaux aux résultats obtenus quasi-immédiatement, l’étude de la courbe de température (relevé quotidien de la température corporelle) peut paraitre  désuète.

Pourtant de l’avis de tous les gynécologues et endocrinologues, la courbe de température est le seul examen complémentaire qui soit toujours indispensable dans l’évaluation de la date d’ovulation.

 

Pour que cette courbe soit interprétable, la température doit être prise dans des conditions précises :

-Toujours avec le même thermomètre ;

-Toujours via la même voie (rectale, buccale, vaginale ou sous le bras) ;

-Toujours le matin au réveil avant toute activité physique

(Noter que pour les patientes travaillant la nuit, la température doit être prise au réveil avant tout activité physique après un sommeil réparateur).

 

Cette température doit alors être notée sur une feuille adaptée (fournie sur le site via le lien suivant : courbe de température) sur laquelle seront notées d’autres indications importantes (jours des règles, rapports sexuels, traitement en cours, remarques particulières comme l'apparition d'un syndrome grippal pouvant empêcher la juste interprétations de la courbe).

 

La courbe doit être débutée le premier jour des règles. Un cycle se déroule du premier jour des règles, jusqu’au premier jour des règles suivantes.

En cas d’absence de règles ou de règles très espacées, la courbe pourra être débutée n’importe quand. Il sera alors utile de surveiller la courbe de température sur plusieurs mois sans se soucier des cycles.

 
 

Comment repérer l’ovulation grâce à la courbe de température ?

 

Au cours d’un cycle normal classique (28 jours avec ovulation le 14ème jour), la courbe de température est biphasique :

 

-première phase hypothermique : c’est un plateau de température basse (souvent sous les 37°C, mais pas toujours) qui suit les règles et dure de 12 à 14 jours.

Cette phase correspond à la sélection et la croissance du futur ovule, elle est aussi appelée phase folliculaire.

 

-deuxième phase hyperthermique : suivant une brusque augmentation de la température d’environ 0.3 à 0.4 °C, c’est un plateau de température élevée (souvent au-dessus de 37°C,mais pas toujours), celui-ci dure de 12 à 14 jours.

Cette phase correspond à la sécrétion de la progestérone par l’ovaire qui suit immédiatement l’ovulation. Cette progestérone permet de soutenir l’implantation d’une grossesse débutante dans l’utérus. On parle de phase lutéale. Elle dure de 12 à 14 jours. La température s’abaisse ensuite juste avant les règles ou au tout début du cycle suivant.

(Il est important de noter que l’absence de règles associée à une température qui se maintient sur le plateau hyperthermique peut signer l’implantation d’une grossesse débutante).

 

- Ainsi le moment le plus bas de la courbe (nadir) avant l’augmentation de 0.3 à 0.4 °C correspond au jour d’ovulation.

 

Remarques importantes :

-La courbe biphasique signe la présence d’une ovulation.

-L’ovulation n’est pas prévisible par la courbe thermique, puisque la température s’élève après l’ovulation.

-La température de base à chacune des phases (folliculaire et lutéale) est différente d’une femme à l’autre.

- Lors des phases de plateau (folliculaire et lutéale), la température n’est pas identique tous les jours. Il peut exister des variations de quelques dixièmes de degré.

 

Les tests d'ovulation vendus en pharmacie

 

Les tests d'ovulation s'achètent sans ordonnance en pharmacie ou même sur de nombreux sites marchands en ligne (avec des prix souvent plus avantageux que chez le pharmacien).

 

Ceux-ci détectent une hormone (LH) présente dans les urines tout au long du cycle menstruel mais dont la concentration augmente brutalement 38 heures avant l’ovulation.

Ce pic d’hormone (Pic de LH) est en effet à l’origine de l’ovulation du follicule dominant mature.

 

Attention, si l’urine est trop diluée (due à l’ingestion préalable de trop de liquide) ou si la femme a reçu l’injection de médicaments stimulants l’ovulation, des faux tests positifs peuvent être constatés. Néanmoins, la fiabilité de ces tests avoisine les 90 % selon les laboratoires qui les commercialisent.

 

La majorité des tests se présentent sous forme de 5 bâtonnets-réactifs, qui permettent de détecter le pic de LH dans les urines.

 

Dans tous les cas il est préférable d'avoir repéré au préalable votre période approximative d'ovulation grâce aux courbes de température.

Vous débuterez alors la réalisation des tests urinaires grâce au bâtonnets-réactifs de façon quotidienne 3 à 4 jours avant la date présumée de l'ovulation.

Dans le but d'augmenter la fiabilité des tests, il est préférable de les réaliser à la même heure chaque jour au moment du réveil.

Lorsqu'un test urinaire devient positif, il est recommandé d'avoir des rapports sexuels dès que possible afin de maximiser vos chances de conception.

 

Le prix de ces tests urinaires varie selon le dispositif utilisé.

Voici un tableau récapitulatif des prix habituellement constatés en pharmacie.

les differents tests d'ovulation.png

Rédacteur : docteur Romain GUILHERME

Mise à jour le 11 février 2015

 

Références Bibliographiques:

- J.R Zorn et al., Stérilité du couple, 2005, 2ème édition, Abrégés Masson.

- F. Olivennes et al., Assistance Médicale à la Procréation, 2006, 3ème édition, Abrégés Masson.

- J.C Emperaire, Gynécologie Endocrinienne du Praticien, 2007, 6ème édition, Editions Frison-Roche.

- J.C Emperaire, Gynécologie Endocrinienne du Praticien, 2007, 6ème édition, Editions Frison-Roche.