LA GROSSESSE

stéopathie et grossesse

De plus en plus de femmes choisissent les thérapies manuelles (dont l’ostéopathie fait partie) pour favoriser leur chance de tomber enceinte, vivre une grossesse confortable, préparer l’accouchement ou pour accélérer la récupération après l’accouchement(1).

Ces traitements ne doivent pas se substituer au suivi obstétrical régulier, du médecin ou de la sage femme qui vous accompagne, ni à la rééducation périnéale après l’accouchement.

(1) Giammatteo S, Giammatteo T, Burnham K. Integrative manual therapy improves women’s health, range of motion, and pregnancy. The Townsend Letter Group 2009

 
 

Ostéopathie et infertilité féminine

 

L’infertilité se définit comme l’incapacité d’un couple à concevoir après un an de relations sexuelles non protégées. On retrouve 15 à 30% d’infertilité inexpliquée(1) c’est-à-dire qu’aucune cause n’a été décelée après examens médicaux au sein du couple.

 

Certains auteurs(2) ont pu observer l’effet positif d’un traitement ostéopathique sur la fertilité des femmes présentant des adhérences ou fibroses abdomino-pelviennes. Ces dernières sont consécutives à des antécédents concernant la zone abdomino-pelvienne : intervention chirurgicale, traumatismes, phénomènes inflammatoires, infectieux ou encore liées à une endométriose. On attribue 40% des cas d’infertilité féminine à ce type d’origine.

 

Les techniques ostéopathiques utilisées visent à restaurer la mobilité des structures abdomino-pelviennes (comme lorsqu’on travaille sur une cicatrice pour assouplir la peau) pour améliorer la fonction pelvienne. Y sont associées des techniques articulaires et musculaires du « contenant » à savoir les lombaires, le bassin et tous les muscles qui s’y attachent. Ces techniques sont sans risques et non intrusives.

 

Chez les femmes qui ne présentent pas ce type d’antécédents, une autre étude(3) a mis en évidence une amélioration de la fertilité grâce à un travail d’étirement de la musculature lombo-pelvienne ainsi qu’un travail de mobilisation des lombaires, des articulations du bassin et un travail de rééquilibration du périnée.

Il faut préciser que les études à grande échelle sur ce sujet n’ont pas encore été réalisées pour apporter la preuve scientifique de ces avancées.

 

(1) Forti G, Krausz C. Evaluation ant Treatment of the Infertile Couple. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism December 1, 1998 ;83 (12) : 4177-4188

(2) Belinda F et al. Treating Female Infertility and Improving IVF Pregnancy Rates With a Manual Physical Therapy Technique. Medscape General Medicine. 2004;6(2):51

(3) Volejnikova H. Female infertility: a study of physical treatment by the method of L. Mojzisova for functional disturbances of the pelvic region. J Orthopaedic Med- 2001;23:47-49

 



 

Grossesse et confort maternel

 

La grossesse est une période de grands bouleversements biologiques, anatomiques psychologiques essentiels au bon déroulement de la grossesse et au bon développement du bébé.

 

Les femmes enceintes sont sujettes à de nombreux désagréments : douleurs (lombaire, hanche, symphyse(1), omoplates, adducteurs), troubles digestifs (acidité, constipation), jambes lourdes, syndrome du canal carpien…(2)

 

Ces troubles sont généralement considérés comme partie intégrante de la grossesse. Si certains d’entre eux font partie de la « normalité » : comme les signes sympathiques de grossesse (douleur mammaire, nausées du premier trimestre, tiraillement dans le bas ventre), la plupart de ces inconforts peuvent diminuer voire disparaître grâce à l’intervention d’un ostéopathe.

 

Explication :

 

Le corps de la future mère subit un véritable remaniement pendant 9 mois. Au fur et à mesure que l’utérus et le bébé grossissent, le centre de gravité s’avance. Cette translation entraine une augmentation de la lordose lombaire (cambrure), et l’augmentation de la tonicité des muscles posturaux de la région lombo-pelvienne (bas du dos et bassin) pour éviter à la femme enceinte de basculer vers l’avant. Les organes viscéraux sont refoulés vers l’extérieur.

 

D’autre part, cette traction antérieure s’exprime par l’enroulement des épaules vers l’avant entrainant une sollicitation des muscles du cou et une traction de la région entre les omoplates(3).

Ces symptômes s’associent souvent à des troubles du sommeil, des difficultés à poursuivre les activités quotidiennes ce qui altère la qualité de vie de ces femmes(4).

 

L’objectif de l’ostéopathe est d’aider la femme enceinte par des techniques douces, spécifiques et sans danger, à s’adapter le mieux possible à ces changements de façon a améliorer son confort et par conséquent celui de son enfant.

D’autre part, l’ostéopathie représente une alternative aux traitements médicaux (tels que les anti-inflammatoire), souvent contre-indiqués chez la femme enceinte.(5)

 

(1) Depledge J, McNair P, Keal-Smith C and Williams M. Management of Symphysis Pubis Dysfunction During Pregnancy sing Exercise and Pelvic Support Belts Physical Therapy December 2005 vol. 85 no. 12 1290-130

(2)Volejnikova H. Female infertility: a study of physical treatment by the method of L. Mojzisova for functional disturbances of the pelvic region. J Orthopaedic Med- 2001;23:47-49

(3) http://americanpregnancy.org/pregnancyhealth/physicaltherapy.html

(4) Wang SM, Dezinno P, Maranets I, Berman MR, Caldwell-Andrews AA, Kain ZN. Low back pain during pregnancy: prevalence, risk factors, and outcomes. Obstet Gynecol. 2004;104:65–70

(5) Licciardone JC et al. Osteopathic manipulative treatment of back pain and related symptoms during pregnancy: a randomized controlled trial. Am J Obstet Gynecol. 2010 Jan;202(1):43.

 



 

Préparation à l’accouchement

 

Lors du 3e trimestre, de façon à favoriser l’eutocie, l’ostéopathe analyse le bassin maternel, assouplit les articulations qui le composent (hanche lombaire sacro-iliaque, pubis,) et relâche la musculature qui l’entoure. Il vérifie si la ceinture pelvienne est capable de s’adapter à l’accouchement pour que le bébé ne bute pas contre une structure rigide : le passage dans le bassin en sera alors facilité(1).

 

(1) Benoit le Goedec. 2009. Le guide de l’accouchement. Larrousse p10 (3)

 



 

Récupération du post-partum (période qui suit l’accouchement)

 

Les douleurs du post-partum sont très fréquentes, liées à la grossesse mais aussi directement à l’accouchement et aux gestes qu’il a impliqués(1). Les principales conséquences portent sur le périnée, sur le rachis, la ceinture pelvienne, et sur la sangle abdominale(2). Même si la plupart de ces douleurs disparaissent spontanément, certaines d’entre elle persistent et c’est le rôle de l’ostéopathe de les faire disparaître.

 

L’ostéopathe intervient par exemple pour traiter les douleurs en regard du point de péridurale, douleur coccygienne, périnéale, rachidienne, abdominale, les céphalées, la fatigue ce qui facilite la récupération de la mère.

 

Il doit être clair que l’intervention ostéopathique ne remplace pas à la prise en charge médicale conventionnelle lorsque des problèmes médicaux ont été détectés (hormonaux, anatomique, congénitales…). Il faut considérer l’approche ostéopathique comme complémentaire à la prise en charge médicale classique et non comme une alternative.

 

(1)Mares P. et al. Douleur dans le post partum.  La lettre des actualités périnatales du Languedoc Roussillon CHU de Nime 2004 Oct N°16.

(2)ANAES / Service des recommandations professionnelles / Décembre 2002 / page 3

 


 

Rédacteur : Joséphine Lyon - Ostéopathe

contact et rendez-vous : Joséphine Lyon, 2 square du Croisic, 75015 Paris, Tel : 01 53 69 19 32

 

Mise à jour le 14 février 2015